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samedi 22 août 2009

Pag...

Arbre à faune, faune des arbres...
J'ai l'âme cornue, velue et bruyante
Des cris de panique et des chants d'amour
L'esprit véloce et bondissant, j'ai l'âme vagabonde
Mon corps prison m'enchaîne à ce monde,
Mais mon moi animal s'élance sur les rocs de montagnes
Lointaines... J'ai l'esprit tourmenté par la hargne
Qu'une vie humaine oblige à nourrir, de craintes et de désirs

Je veux, je réclame, j'implore à en perdre corps et âme
Toutes exigences qui se mêlent et se contraignent
Rageuse, mon existence prie les dieux pour un morceau d'eux
Mon amour me porte réconfort, mon ouvrage m'imprime l'effort
J'ai soif de vie mais ne peux prétendre,
Gagner sans me sacrifier et me vendre,
Aussi mes voeux se scellent-ils à l'encre noire
Pour ne pas oublier le prix de l'espoir.

vendredi 24 juillet 2009

Wwwaaarghh!!!

Le cri qui fait du bien.

Petite leçon... voilà, c'est très simple, c'est comme pour le crachat : vous prenez une bonne inspiration, vous faites gonfler vos poumons, comme si c'était de la baudruche, mais à l'envers, et vous ramenez le tout vers l'extérieur, comme ceci...

WWWWWwwwwwwwaaaaaAAAaaaaarrrrgggggghhhhhhh!!!!!

Voilà, c'est pas mal.

Oubliez pas de respirer de nouveau après ça...

jeudi 9 juillet 2009

Morphée

J'attend que le sommeil vienne
Que mes chimères m'entrainent
Oû s'arrête le temps...

J'ai vu trois éclipses de lune
Reflétées par des dunes
Sablées d'or et d'argent
Chacune caressée par le vent
Exigeait de Neptune
Qu'il leur fasse un enfant
Dans les bras de Morphée

Les limbes de mes nuits
Sont plus belles que vos jours
Je prefere a l'ennui
M'endormir pour toujours

Tous les chiens fous du Yemen
Les dragons les sirènes
Me respectent et me craignent
Je suis pensée universelle
L'archange immatériel
Seul dans ma citadelle
Dans les bras de Morphée

Les limbes de mes nuits
Sont plus belles que vos jours
Je prefere a l'ennui
M'endormir pour toujours

Vaincre la pesanteur du réel sur moi
M'enfoncer dans l'écume et ne plus manquer de toi
Vaincre la pesenteur du réel sur moi
Redécouvrir les routes sauvages...
Splendeur meurtrière d'une amazone voilée
Qui vient remplir mon âme d'une sève étoilée
Je me donne... m'abandonne

Il flotte dans l'atmosphère nappée de volupté
La chaleur des sens de toute l'humanité
Elle se donne... s'abandonne
Je me donne... m'abandonne
Dans les bras de Morphée

Les limbes de mes nuits
Sont plus belles que vos jours
Je prefere a l'ennui
M'endormir pour toujours

Vaincre la pesanteur du réel sur moi
M'enfoncer dans l'écume et ne plus manquer de toi
Vaincre la pesanteur du réel sur moi
Redécouvrir les routes sauvages, chemin de croix...

Morphée, FFF

mercredi 8 juillet 2009

Bricolage

L’ombre lumineuse d’une bougie faite oxymore éclaire le bureau du mage. Une fine musique s’égrène en poussière de fée au-dessus de l’établi. Le globe du monde repose près de la fenêtre.

Le mage travaille un nouveau sort, un charme de son cru. Ses membres tremblotent mais ne flanchent pas. La plume court, légère, grattant le parchemin avec la rage d’une licorne fouillant la vase. Ses yeux le brûlent, mais le mage ne quitte pas des yeux ces petits caractères, tissant les incants d’une litanie émotive. Son cœur se déverse sur la feuille, comme le plomb dans le creuset de l’alchimiste…

Il ne sait encore ce qu’il en sortira. Parviendra-t-il aux conclusions qui le hantent depuis tant de temps ? Parviendra-t-il à faire naître cette magie qui loge en ses entrailles ? Il ne sait encore. Son instinct seul le guide.

Seul. Le mage jette un coup d’œil au globe. Ne pas oublier le monde, surtout ne pas oublier…

dimanche 21 juin 2009

L'hôte divin

Viens, ami, entre et fais comme chez toi…
Cette demeure est humble, mais nous t’offrons son toit ;
Le chemin est rude, tu dois te reposer.
Baigne-toi dans une eau chaude, de la source sacrée,
Prends ces vêtements doux en lin tissé par une déesse,
Assieds-toi à notre table, nous boirons l’hydromel,
Mangerons des gâteaux de miel et parlerons avec allégresse,
De ce que tu as vu, entendu, connais et cherche avec zèle.

Nous sommes ici, dans ce lieu retiré, aux confins de l’humanité,
Nous vivons d’air pur et de savoir, dans la paix et l’insouciance.
Vois-tu le feu sacré dans la cheminée ? Hestia prend soin
De notre sécurité. Ecoute les voix chanter d’un ton cristallin
Ce sont les Muses qui évoquent nos images et nos souvenirs.
Apollon mène avec éclat leur chœur enchanté, sans nous nuire,
Car la maladie ici n’a pas de place. La Nuit est pour nous réconfort,
Manteau protecteur sous lequel Hécate porte ses feux et ses sorts,
Pour permettre à nos mystères de s’accomplir…

Veux-tu entrer plus avant dans nos rites sacrés ?
Il est aisé de les ignorer. Il l’est moins de les fuir,
Quand on y a déjà mis les pieds…
Mais comme le vin te donne oubli et langoureux soupirs
Ils t’ouvriront les portes de l’éternel bon plaisir.

Ecoute la flûte de Pan et suis Hermès au fond de ton esprit,
Rejoins la danse des Grâces et goûte aux délices d’Astarté,
Laisse Bacchos te détourner de tes peurs et donner vie,
Reçois de Zeus Sauveur la santé, l’amour et la prospérité,
Et dans les bras de la Mère, le secret de l’immortalité…

Tom, Litha 2009

lundi 25 mai 2009

Caldo!!!


Le Zéphyr nous aurait-il apporté la pluie et le beau-temps ? Crénondidiou, il fait beau, il fait chaud…
Marcel et mini-jupe sont de sortie, c’est la grande parade des jeunes et jolis. Les yeux se délectent de la lumière répandue sur les corps en cours de bronzage, étalant leurs teintes chatoyantes du rouge crevette au bœuf saignant barbecue…
les papilles s’activent aussi, mais chez moi elles cherchent le frais au lieu de l’épicé pour une fois : tomates juteuses et thé glacé à mon secours !!!
Les oreilles recherchent le crépitement des percutions, le grésillement brûlant des cordes à l’unisson.
Le nez veut fuir les effluves nauséabondes qui remontent en tornade depuis que les fleurs du premier printemps se sont laissées dépasser.
La peau demande à cris la caresse du soleil, mais rentre toujours penaude effacer la pluie orageuse et la sueur passionnée dans des ablutions parfumées.

Vais-je pouvoir profiter de cet été qui m’assaille, le prendre à revers pour le maîtriser, le posséder et lui faire hurler sa puissance de monstre aux crocs de fer chauffé ? Je n’ai pas le temps de me trouver la tenue de combat, ni la coupe du guerrier. Je cherche encore le temps de prendre un métier, qui lui me privera encore d’été pour préparer inlassablement l’hiver… Le temps a comme des valeurs inversées pour moi. Il n’est jamais suffisant, toujours inquiet… Jamais le temps au présent, jamais le futur accordé.

Il suffit ! Basta ! Las de se plaindre à cors et à cris. Pour prendre l’été comme on mord un gros fruit, il me faut refouler quelques craintes glacées et chausser les bottes ailées vers l’Hespéride aux pommes d’or. Croyons, l’été sera miens !!!


Mais là, j’retourne travailler… avec un café glacé… Profitez bien, vous... j'vous souhaite de découvrir la puissance de cet été, que je pressens passionné.

vendredi 22 mai 2009

Hypnos ludans












εὐχήν