Je voudrais dynamiter les murs de ma conscience et faire exploser l'essence de ma folie... douce folie, qui berce d'illusion mon quotidien assombri. Comme je rêve de donner corps à ces rêves, un corps de pierre et de bois, où me sentir chez moi : quatre murs, un tapis de Bergame, des piles de livres usés et des lampes claires dans une ambiance enfumée. Un atelier pour se construire soi-même et modeler les formes de ma métamorphose. Donner à mon image les couleurs de mes idées, être au-dehors ce que je suis au-dedans. Je rêve de sofas élimés au coin du feu, d'une troupe de poètes disparus à qui parler musique, sexe et spiritualité... je rêve d'un coin de foyer à moi où travailler, manger, dormir... où rentrer les soirs de cafard, prendre un hydromel dans le réfrigérateur et m'avachir dans un fauteuil en écoutant des musiques païennes, ne sentant plus le vent qui rugirait loin dehors... un chez-moi où rentrer pour une after à la taverne, l'esprit encore plein de bulles, pour nous étendre sur le sol et regarder le plafond en assumant pleinement nos vies.
Je veux des cartes anciennes sur les murs, des portraits dans des cadres, des instruments de musique, des livres à ne plus pouvoir les ranger, une armoire en bois pour ranger des vêtements qui me plaisent, un bureau croulant sous les papiers, un salon où le mot "moelleux" prend son sens, un parquet de bois, une cuisine où la place ne manquerait pas, un grand lit à moi, et surtout... partout des coussins, partout des livres, partout de la vie...
Mais je suis là, dans une cellule grise, sans vie, sans feu... je n'y rentre pas, je m'y enferme, j'y suis sans y exister, j'y travaille sans y réussir, je m'y perds sans m'y trouver. Je ne suis pas chez moi, je ne fais qu'errer, comme un fantôme, d'un bout de Paris à l'autre, entre toujours les mêmes arrets de métro, prisonnier d'une économie de guerre, enchaîné à la routine d'études qui n'aboutissent pas, contenant mes désirs et mes ambitions comme une femme retiendrait en elle l'enfant qui doit naître. J'ai mal et le temps n'y fais rien.
Je n'avance pas... j'attends...
et je déteste ça.
lundi 30 novembre 2009
lundi 23 novembre 2009
Piouf
J'ai eu une vision. Nous serions entre les parenthèses du surréalisme, sur un tapis de Bergame, devant la cheminée. Un plateau porterait le thé non loin de nous. Une musique de tambour et de cordes païennes faisant vibrer nos petits coeurs, pendant qu'au dehors le vent s'enrage sur les feuilles roussies de l'automne. On referait le monde, on inventerait de nouveaux enchantements, en avançant nonchalamment les pièces d'un échiquier.
J'ai envie de magie, d'amour et de folie douce... pour entretenir une heureuse mélancolie...
Poésie viens à moi. Ma Muse. Ma Venus. Je suis ton Hermès. Prends moi par le bras, je te guiderai entre les étoiles!
J'ai envie de magie, d'amour et de folie douce... pour entretenir une heureuse mélancolie...
Poésie viens à moi. Ma Muse. Ma Venus. Je suis ton Hermès. Prends moi par le bras, je te guiderai entre les étoiles!
vendredi 23 octobre 2009
Temps qui roule n'amasse pas mousse...

J'ai le vert tout enfoui, aux tréfonds des sous-sols de mon inconscient mis sous clé dans un coffre de fer. J'ai la nostalgie qui point le bout de son nez humide, le sentiment de perte qui s'écoule dans le goulot de ma mémoire instinctive, au fur et à mesure que les heures s'égrènent à la montre qui rythme mes journées sordides. Le froid qui endort tout paralyse les flammes de ma confiance, le souvenir des ères insouciantes d'un âge d'or que je n'ai jamais vraiment connu mais que je sens blotti aux racines de mon existence, tel un bulbe floral que la terre gelée retient -peut-être - pour l'éternité. Est-ce la trace de ce passé inconnu, inconscient, qui me rend si nostalgique? Comment regretter ce qui ne fut jamais, à moins que le désir qui mobilise ce monde soit une force telle qu'elle dépasse les temps et déploie ses ailes dans un futur qui n'est que celui de la nuit primordiale?
J'ai la rage d'avoir perdu ce que je n'ai jamais eu, j'ai une haine sourde contre la société qui m'entoure et les règles qui m'empêche de sortir de terre, un regret contenu qui explose en colère de vivre privé des membres qui faisaient la richesse de l'oubli... Je me sens Telebinu à l'approche de l'hiver, furieux contre les dieux, furieux contre les hommes, prêt à tout envoyer promener pour s'endormir et -peut-être - ne jamais se réveiller. Cela passera, quand la déesse repassera, celle qui m'ouvre ses bras en m'ouvrant au monde, comme plus neuf à chaque fois. Mais voilà, j'ai bien choisi ce pseudo, la peur et l'angoisse, qui engendrent cette colère boudeuse, se manifestent chaque fois, quand l'environnement m'écrase, quand le temps me presse et m'éloigne des instants de bonheur pour m'approcher plus encore de ceux du regret...
Endors-toi, Telebinu, endors-toi...
J'ai la rage d'avoir perdu ce que je n'ai jamais eu, j'ai une haine sourde contre la société qui m'entoure et les règles qui m'empêche de sortir de terre, un regret contenu qui explose en colère de vivre privé des membres qui faisaient la richesse de l'oubli... Je me sens Telebinu à l'approche de l'hiver, furieux contre les dieux, furieux contre les hommes, prêt à tout envoyer promener pour s'endormir et -peut-être - ne jamais se réveiller. Cela passera, quand la déesse repassera, celle qui m'ouvre ses bras en m'ouvrant au monde, comme plus neuf à chaque fois. Mais voilà, j'ai bien choisi ce pseudo, la peur et l'angoisse, qui engendrent cette colère boudeuse, se manifestent chaque fois, quand l'environnement m'écrase, quand le temps me presse et m'éloigne des instants de bonheur pour m'approcher plus encore de ceux du regret...
Endors-toi, Telebinu, endors-toi...
dimanche 18 octobre 2009
Pagansteam
Ou "Païen enfumé"...
... ou une esthétique, le steampunk, l'industriel métallique et vaporeux, fondu dans le végétal, la matrice naturelle, la passionnelle touche de terre et de sève qui fait du païen l'homme animal... c'est la Bête humaine au sens le plus complet, la machine reconquise par la nature, le règne du végétal et de l'animal qui prend l'humaine construction pour la dompter, l'enlacer, la reconquérir...
C'est un style, c'est celui qui me plaît. Je n'aime le steampunk que pour ça, cette reconquête de l'univers industriel dans l'alternative, et j'aime par dessus tout le style païen, à la fois retour aux sources historiques des cultures humaines et des origines naturelles, de la vie et de sa pulsation aquatique, sébique, sanguine, ou calorique. Le second prend l'alternative à bras le corps, je le vois s'emparer de l'industriel humain, qui a tant contribué à perdre le sens de la nature humaine ou universelle, et l'entrelac du lierre autour des rouages de fer me paraît faire l'alchimie qui transmute le froid de la mécanique scientiste et économiste en une renaissance de la loi physique et la chaleur de la vie telle que les dieux du monde nous l'impulsent...
Waou, j'me sens l'âme transmuée! Voici quelques images d'un cadeau que m'a offert Belle pour mon anniversaire et dans lequel elle a réalisé une mutation pagansteam : j'aime cette boîte, ma Pandore, mon lichnon, la boîte à mystères de mes sacrae.
... ou une esthétique, le steampunk, l'industriel métallique et vaporeux, fondu dans le végétal, la matrice naturelle, la passionnelle touche de terre et de sève qui fait du païen l'homme animal... c'est la Bête humaine au sens le plus complet, la machine reconquise par la nature, le règne du végétal et de l'animal qui prend l'humaine construction pour la dompter, l'enlacer, la reconquérir...
C'est un style, c'est celui qui me plaît. Je n'aime le steampunk que pour ça, cette reconquête de l'univers industriel dans l'alternative, et j'aime par dessus tout le style païen, à la fois retour aux sources historiques des cultures humaines et des origines naturelles, de la vie et de sa pulsation aquatique, sébique, sanguine, ou calorique. Le second prend l'alternative à bras le corps, je le vois s'emparer de l'industriel humain, qui a tant contribué à perdre le sens de la nature humaine ou universelle, et l'entrelac du lierre autour des rouages de fer me paraît faire l'alchimie qui transmute le froid de la mécanique scientiste et économiste en une renaissance de la loi physique et la chaleur de la vie telle que les dieux du monde nous l'impulsent...
Waou, j'me sens l'âme transmuée! Voici quelques images d'un cadeau que m'a offert Belle pour mon anniversaire et dans lequel elle a réalisé une mutation pagansteam : j'aime cette boîte, ma Pandore, mon lichnon, la boîte à mystères de mes sacrae.
samedi 17 octobre 2009
Les besoins

J'ai besoin de temps, j'ai besoin de toi, j'ai besoin d'argent, j'ai besoin de savoir, j'ai besoin de toi, j'ai besoin de foi, j'ai besoin de dormir, j'ai besoin d'y croire, j'ai besoin de toi, j'ai besoin de changer, j'ai besoin de comprendre, j'ai besoin d'exister, j'ai besoin de toi, j'ai besoin d'amis, j'ai besoin de m'amuser, j'ai besoin de déconner, j'ai besoin de toi, j'ai besoin de nature, j'ai besoin de rester éveiller, j'ai besoin de toi...
Being fool
...
Le sommeil est fils de la mort, on ne peut lutter
Mais au creux de mes tempes, je sens battre les ailes
Membres voluptueux de la liberté.
Je joue ce jeu, un peu dangereux, sans faire de zèle.
Le dieu négocie, je fais donc ce pari.
Repousser le sommeil, défier la mort, aimer la vie,
Mais participer à ce jeu ce n’est pas de la liberté,
C’est se contraindre à une partie jamais terminée.
Venus est joueuse, Hermès tricheur, Zeus trompeur.
Pauvre humain que veux-tu ? Duper l’âme supérieure ?
Ou seulement croire à ta propre divinité,
Être avec eux ce qu’avec l’homme tu n’es ?
...
Le sommeil est fils de la mort, on ne peut lutter
Mais au creux de mes tempes, je sens battre les ailes
Membres voluptueux de la liberté.
Je joue ce jeu, un peu dangereux, sans faire de zèle.
Le dieu négocie, je fais donc ce pari.
Repousser le sommeil, défier la mort, aimer la vie,
Mais participer à ce jeu ce n’est pas de la liberté,
C’est se contraindre à une partie jamais terminée.
Venus est joueuse, Hermès tricheur, Zeus trompeur.
Pauvre humain que veux-tu ? Duper l’âme supérieure ?
Ou seulement croire à ta propre divinité,
Être avec eux ce qu’avec l’homme tu n’es ?
...
Tom
mercredi 14 octobre 2009
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