Je fais des rêves éveillés ces temps-ci,
où la livrée brune et verte de mes jours
se mêle aux émaux rouges de mes nuits.
Je rêve assis en haut de ma triste tour
des flammes chaudes de mon amour.
J'aimerais confondre la lumière du donjon,
avec l'ombre de la caverne, où dort la fée.
Mais si loin sont les deux foyers, Charon,
que tu dois chaque jour m'y transporter.
Mon esprit s'y perd en quête de stabilité.
Je rêve éveillé, parfois...
mercredi 6 janvier 2010
jeudi 10 décembre 2009
Balle qui roule me fout les boules...
J'ai une diabolique horreur des ballons. Vous l'ai-je jamais dis? Bon, c'est pas facile à avouer, hein, surtout quand toute la terre a tendance à tourner autour de ces petites choses globulaires. Mais le temps est venu de faire mon coming out (non pas celui où tu avoues que tu aimes les boules, celui où je confesse que je hais les balles - dans le dico, mon dico, ça s'appelle avoir les boules, ou la playballsphoby).
Il y a des enfants qui ont la phobie des ballons de baudruche, parce que ça éclate. J'leur accorde que la texture est pas non plus terrible, on a l'impression de tripoter des couilles d'éléphanteau nouveau-né, et quand ils s'envolent accrochés à un fil, ça doit leur rappeler la dure et récente époque de la chasse à l'ovule (un cauchemar quand on y repense...). Sur ce site et surtout sur celui-là, je vois même que certains, les "looners", en ont fait un fantasme ("oh, oui, vas-y bébé, éclate-moi le ballon!").
Mais j'vous arrête. Suis pas dans le métier. Pour moi, je parle des vrais ballons, les plus féroces, ceux qu'ont pas une tête de spermatozoïde mais ceux qui sont ronds, les plus sphériques, genre globe du pouvoir, objet diabolique! J'en vois défiler des centaines comme ça, parce que j'ai la chance (sadique) de crécher dans une tour qui surplombe un terrain de foot. J'les vois bien les mecs, courir soir après soir derrière leur satané ballon rond, et au bout d'un an et demi, il se sont toujours pas mis d'accord à son sujet. C'est que le globe de pouvoir déclenche bien des envies. Ils se le passent à tour de rôle, dans un mime de démocratie, mais au fond, ils le veulent tous, ils le pourchassent. Vu sous cet angle, j'aurais presque de la peine pour ces pauvres ballons. Si j'pouvais, j'fonderais une association qui se chargerait d'enlever tous les ballons et de les emmener loin du monde des hommes. Mais j'hésite pour l'avenir : est-ce qu'on leur offre une île rien qu'à eux pour reproduire l'espèce en toute sécurité, ou est-ce qu'on ouvre un charnier et qu'on les dégonfle tous un par un à coup d'râteau infecté au tétanos avant de les jeter dedans? histoire d'être sûr que justement, ils ne se reproduisent pas (on devrait penser à ça pour d'autres boules aussi, mais c'est hors sujet). Le problème de l'île, c'est que j'aurais peur de recréer Jurassic Park et de voir un jour débarquer un Addidas Rex dans Los Angeles. Mais le coup de l'extermination, c'est pas non plus très bon d'un point de vue médiatique et ça demande beaucoup de moyens (faut s'payer des râteaux et ça les hommes ils aiment pô).
En attendant, moi, faut que j'me les coltine les ballons ronds. Saloperies de ballons ronds. J'ai l'impression qu'ils ont des yeux et qu'ils me regardent, même de loin quand des gosses jouent avec dans la rue, dans l'espoir sans doute que ça leur ouvre les secrets de l'univers. C'est pervers un ballon rond. Toutes les races de ballons : les ballons de foot typiques, genre carrelage de cuisine, sont de vrais enfoirés ; les ballons de basket, j'respecte, parce que j'en ai eu un... ah oui, sauf que depuis la fois où il a voulu faire joujou avec mes sphères à moi, je ne veux plus lui parler. Et les ballons de volley? T'as beau les envoyer de l'autre côté du filet, au prix d'incroyables contorsions des bras qui te font bouger comme Guignol qui applaudit, ce connard synthétique te revient toujours en visant la tête! Y a qu'au rugby, j'dirais qu'ils ont été intelligents (oui, je sais en vrai le mec avait pris son ptit déj' au ptit ricard, dans un verre... ballon, ahah!) : le ballon a la même vie, mais il n'est pas rond. Paraît que c'est rapport à l'a-é-ro-dynamisme... Moi j'ai ma petite idée : c'est le seul qui rentre vraiment.
Revenons à notre globe-trottinage. Les ballons, quoi qu'on en dise, sont des petits diables pervers en matières synthétiques qui aiment se faire fourrer, souffler et qui kiffent les passes. Mais surtout, ils sentent quand on les aime pas, et c'est là qu'est mon problème. C'est pire qu'un chat le ballon. Ca voit venir l'ennemi et ça charge par derrière, quand tu t'y attends pas, généralement à la tête ou entre les jambes. Je l'ai dit, ils me regardent quand je passe dans la rue. Ca s'la pète un ballon. Et surtout, ça rebondit! Ca va jamais où tu veux qu'ça aille. Ca roule ces conneries là. Ca sautille, ca... Aaaarghhh! Non pas ça! Quand j'en vois un qui me fonce dessus, tout bondissant-roulant-boulant, c'est tout un passif de tensions, d'agressions, d'humiliations qui me remonte du fin-fond de ma saleté de période trans-pubère. Tenez, l'autre jour, en rentrant chez moi, après être sorti me galérer dans le quartier pour retirer quelques sous survivants et les dépenser en énergie vitale pour me faire survivre moi-même, v'là-t-y pas que j'tombe sur un trio infernal de mioches trans-pubères qui occupait le passage genre triangle des Bermudes avec leur damnerie de ballon rond... Vous remarquerez, ils font toujours ça dans le passage, parce qu'ils sont de mèche avec le ballon et que le ballon veut tous nous attirer dans son monde de torture et d'abjection où les hommes se retrouvent avec une aiguille dans le bouchon et gonflés à coup d'hélium (j'vous aurais prévenus, ils sont venus pour nous détruire!!!!).
Bref, le ballon est là, orbe du diable qui fait boing-prprprprpr-boing en dessinant le parfait triangle des bouches de l'enfer. Je le reconnais, je l'ai déjà vu, coincé dans la haie merdique du rez-de-chaussé (où la gardienne a accroché depuis peu une de ces atroces guirlandes lumineuses évadées de Las Vegas qui clignotent toute la nuit comme si elles étaient dans leur période des amours et parce qu'elles emmerdent les ours blancs de la banquise - ça aussi je déteste, je les hais, je les maudits, foutues déco de beauf de noël!). Il est moche, blanc sale rayé caca d'oie. Mais c'est ce qui le rend si hargneux.
Donc, je rentre. Je vois les gosses, je vois le ballon... J'ai fait un remake de Dead like me, malgré moi : "Oh, chiotte!". Là, j'suis repéré. Juste comme j'approche, le ballon qui décrivait de parfaites lignes droites depuis le début se met à partir en pelote : il quitte le champ de force pubertaire et me fonce dessus à toute berzingue. Heureusement que ça crie pas, parce que j'me pisserais dessus. Que faire? Courir en arrière les bras au-dessus de la tête en hurlant "Mamaaaaaaan!" ou faire face? J'ai fait face (hey, j'suis mouillé mais j'suis pas ta poule!). J'ai ralenti sa course en freinant du pied. J'l'ai envoyé vers les gosses. Il est allé sous la voiture.
"Et merde."
Là, le plan B : sauve ta dignité. Ca j'sais faire. J'aurais pu m'arrêter et lui gueuler dessus à ce connard de ballon : "Fuck you ball! Suck mines! Gonfleur à piston!" Puis j'lui aurais craché et tenté de l'écraser. Mais j'ai déjà essayé, ça s'écrase par un ballon, ça roule. Donc, j'ai pris ma dignité par la peau des fesses et j'suis passé la tête haute à travers le triangle des Bermudes, pour dire j'suis qu'une moitié d'pédale alors faisez gaffe!
En même temps, j'm'en fous, parce que dans l'histoire, c'est pas moi qui ait pris un coup de pied. C'est le ballon.
Parce que, poétiquement, un ballon, c'est con. Et tout ce qui tourne autour. Y compris ce post.
Il y a des enfants qui ont la phobie des ballons de baudruche, parce que ça éclate. J'leur accorde que la texture est pas non plus terrible, on a l'impression de tripoter des couilles d'éléphanteau nouveau-né, et quand ils s'envolent accrochés à un fil, ça doit leur rappeler la dure et récente époque de la chasse à l'ovule (un cauchemar quand on y repense...). Sur ce site et surtout sur celui-là, je vois même que certains, les "looners", en ont fait un fantasme ("oh, oui, vas-y bébé, éclate-moi le ballon!").
Mais j'vous arrête. Suis pas dans le métier. Pour moi, je parle des vrais ballons, les plus féroces, ceux qu'ont pas une tête de spermatozoïde mais ceux qui sont ronds, les plus sphériques, genre globe du pouvoir, objet diabolique! J'en vois défiler des centaines comme ça, parce que j'ai la chance (sadique) de crécher dans une tour qui surplombe un terrain de foot. J'les vois bien les mecs, courir soir après soir derrière leur satané ballon rond, et au bout d'un an et demi, il se sont toujours pas mis d'accord à son sujet. C'est que le globe de pouvoir déclenche bien des envies. Ils se le passent à tour de rôle, dans un mime de démocratie, mais au fond, ils le veulent tous, ils le pourchassent. Vu sous cet angle, j'aurais presque de la peine pour ces pauvres ballons. Si j'pouvais, j'fonderais une association qui se chargerait d'enlever tous les ballons et de les emmener loin du monde des hommes. Mais j'hésite pour l'avenir : est-ce qu'on leur offre une île rien qu'à eux pour reproduire l'espèce en toute sécurité, ou est-ce qu'on ouvre un charnier et qu'on les dégonfle tous un par un à coup d'râteau infecté au tétanos avant de les jeter dedans? histoire d'être sûr que justement, ils ne se reproduisent pas (on devrait penser à ça pour d'autres boules aussi, mais c'est hors sujet). Le problème de l'île, c'est que j'aurais peur de recréer Jurassic Park et de voir un jour débarquer un Addidas Rex dans Los Angeles. Mais le coup de l'extermination, c'est pas non plus très bon d'un point de vue médiatique et ça demande beaucoup de moyens (faut s'payer des râteaux et ça les hommes ils aiment pô).
En attendant, moi, faut que j'me les coltine les ballons ronds. Saloperies de ballons ronds. J'ai l'impression qu'ils ont des yeux et qu'ils me regardent, même de loin quand des gosses jouent avec dans la rue, dans l'espoir sans doute que ça leur ouvre les secrets de l'univers. C'est pervers un ballon rond. Toutes les races de ballons : les ballons de foot typiques, genre carrelage de cuisine, sont de vrais enfoirés ; les ballons de basket, j'respecte, parce que j'en ai eu un... ah oui, sauf que depuis la fois où il a voulu faire joujou avec mes sphères à moi, je ne veux plus lui parler. Et les ballons de volley? T'as beau les envoyer de l'autre côté du filet, au prix d'incroyables contorsions des bras qui te font bouger comme Guignol qui applaudit, ce connard synthétique te revient toujours en visant la tête! Y a qu'au rugby, j'dirais qu'ils ont été intelligents (oui, je sais en vrai le mec avait pris son ptit déj' au ptit ricard, dans un verre... ballon, ahah!) : le ballon a la même vie, mais il n'est pas rond. Paraît que c'est rapport à l'a-é-ro-dynamisme... Moi j'ai ma petite idée : c'est le seul qui rentre vraiment.
Revenons à notre globe-trottinage. Les ballons, quoi qu'on en dise, sont des petits diables pervers en matières synthétiques qui aiment se faire fourrer, souffler et qui kiffent les passes. Mais surtout, ils sentent quand on les aime pas, et c'est là qu'est mon problème. C'est pire qu'un chat le ballon. Ca voit venir l'ennemi et ça charge par derrière, quand tu t'y attends pas, généralement à la tête ou entre les jambes. Je l'ai dit, ils me regardent quand je passe dans la rue. Ca s'la pète un ballon. Et surtout, ça rebondit! Ca va jamais où tu veux qu'ça aille. Ca roule ces conneries là. Ca sautille, ca... Aaaarghhh! Non pas ça! Quand j'en vois un qui me fonce dessus, tout bondissant-roulant-boulant, c'est tout un passif de tensions, d'agressions, d'humiliations qui me remonte du fin-fond de ma saleté de période trans-pubère. Tenez, l'autre jour, en rentrant chez moi, après être sorti me galérer dans le quartier pour retirer quelques sous survivants et les dépenser en énergie vitale pour me faire survivre moi-même, v'là-t-y pas que j'tombe sur un trio infernal de mioches trans-pubères qui occupait le passage genre triangle des Bermudes avec leur damnerie de ballon rond... Vous remarquerez, ils font toujours ça dans le passage, parce qu'ils sont de mèche avec le ballon et que le ballon veut tous nous attirer dans son monde de torture et d'abjection où les hommes se retrouvent avec une aiguille dans le bouchon et gonflés à coup d'hélium (j'vous aurais prévenus, ils sont venus pour nous détruire!!!!).
Bref, le ballon est là, orbe du diable qui fait boing-prprprprpr-boing en dessinant le parfait triangle des bouches de l'enfer. Je le reconnais, je l'ai déjà vu, coincé dans la haie merdique du rez-de-chaussé (où la gardienne a accroché depuis peu une de ces atroces guirlandes lumineuses évadées de Las Vegas qui clignotent toute la nuit comme si elles étaient dans leur période des amours et parce qu'elles emmerdent les ours blancs de la banquise - ça aussi je déteste, je les hais, je les maudits, foutues déco de beauf de noël!). Il est moche, blanc sale rayé caca d'oie. Mais c'est ce qui le rend si hargneux.
Donc, je rentre. Je vois les gosses, je vois le ballon... J'ai fait un remake de Dead like me, malgré moi : "Oh, chiotte!". Là, j'suis repéré. Juste comme j'approche, le ballon qui décrivait de parfaites lignes droites depuis le début se met à partir en pelote : il quitte le champ de force pubertaire et me fonce dessus à toute berzingue. Heureusement que ça crie pas, parce que j'me pisserais dessus. Que faire? Courir en arrière les bras au-dessus de la tête en hurlant "Mamaaaaaaan!" ou faire face? J'ai fait face (hey, j'suis mouillé mais j'suis pas ta poule!). J'ai ralenti sa course en freinant du pied. J'l'ai envoyé vers les gosses. Il est allé sous la voiture.
"Et merde."
Là, le plan B : sauve ta dignité. Ca j'sais faire. J'aurais pu m'arrêter et lui gueuler dessus à ce connard de ballon : "Fuck you ball! Suck mines! Gonfleur à piston!" Puis j'lui aurais craché et tenté de l'écraser. Mais j'ai déjà essayé, ça s'écrase par un ballon, ça roule. Donc, j'ai pris ma dignité par la peau des fesses et j'suis passé la tête haute à travers le triangle des Bermudes, pour dire j'suis qu'une moitié d'pédale alors faisez gaffe!
En même temps, j'm'en fous, parce que dans l'histoire, c'est pas moi qui ait pris un coup de pied. C'est le ballon.
Parce que, poétiquement, un ballon, c'est con. Et tout ce qui tourne autour. Y compris ce post.
lundi 30 novembre 2009
Je voudrais dynamiter les murs de ma conscience et faire exploser l'essence de ma folie... douce folie, qui berce d'illusion mon quotidien assombri. Comme je rêve de donner corps à ces rêves, un corps de pierre et de bois, où me sentir chez moi : quatre murs, un tapis de Bergame, des piles de livres usés et des lampes claires dans une ambiance enfumée. Un atelier pour se construire soi-même et modeler les formes de ma métamorphose. Donner à mon image les couleurs de mes idées, être au-dehors ce que je suis au-dedans. Je rêve de sofas élimés au coin du feu, d'une troupe de poètes disparus à qui parler musique, sexe et spiritualité... je rêve d'un coin de foyer à moi où travailler, manger, dormir... où rentrer les soirs de cafard, prendre un hydromel dans le réfrigérateur et m'avachir dans un fauteuil en écoutant des musiques païennes, ne sentant plus le vent qui rugirait loin dehors... un chez-moi où rentrer pour une after à la taverne, l'esprit encore plein de bulles, pour nous étendre sur le sol et regarder le plafond en assumant pleinement nos vies.
Je veux des cartes anciennes sur les murs, des portraits dans des cadres, des instruments de musique, des livres à ne plus pouvoir les ranger, une armoire en bois pour ranger des vêtements qui me plaisent, un bureau croulant sous les papiers, un salon où le mot "moelleux" prend son sens, un parquet de bois, une cuisine où la place ne manquerait pas, un grand lit à moi, et surtout... partout des coussins, partout des livres, partout de la vie...
Mais je suis là, dans une cellule grise, sans vie, sans feu... je n'y rentre pas, je m'y enferme, j'y suis sans y exister, j'y travaille sans y réussir, je m'y perds sans m'y trouver. Je ne suis pas chez moi, je ne fais qu'errer, comme un fantôme, d'un bout de Paris à l'autre, entre toujours les mêmes arrets de métro, prisonnier d'une économie de guerre, enchaîné à la routine d'études qui n'aboutissent pas, contenant mes désirs et mes ambitions comme une femme retiendrait en elle l'enfant qui doit naître. J'ai mal et le temps n'y fais rien.
Je n'avance pas... j'attends...
et je déteste ça.
Je veux des cartes anciennes sur les murs, des portraits dans des cadres, des instruments de musique, des livres à ne plus pouvoir les ranger, une armoire en bois pour ranger des vêtements qui me plaisent, un bureau croulant sous les papiers, un salon où le mot "moelleux" prend son sens, un parquet de bois, une cuisine où la place ne manquerait pas, un grand lit à moi, et surtout... partout des coussins, partout des livres, partout de la vie...
Mais je suis là, dans une cellule grise, sans vie, sans feu... je n'y rentre pas, je m'y enferme, j'y suis sans y exister, j'y travaille sans y réussir, je m'y perds sans m'y trouver. Je ne suis pas chez moi, je ne fais qu'errer, comme un fantôme, d'un bout de Paris à l'autre, entre toujours les mêmes arrets de métro, prisonnier d'une économie de guerre, enchaîné à la routine d'études qui n'aboutissent pas, contenant mes désirs et mes ambitions comme une femme retiendrait en elle l'enfant qui doit naître. J'ai mal et le temps n'y fais rien.
Je n'avance pas... j'attends...
et je déteste ça.
lundi 23 novembre 2009
Piouf
J'ai eu une vision. Nous serions entre les parenthèses du surréalisme, sur un tapis de Bergame, devant la cheminée. Un plateau porterait le thé non loin de nous. Une musique de tambour et de cordes païennes faisant vibrer nos petits coeurs, pendant qu'au dehors le vent s'enrage sur les feuilles roussies de l'automne. On referait le monde, on inventerait de nouveaux enchantements, en avançant nonchalamment les pièces d'un échiquier.
J'ai envie de magie, d'amour et de folie douce... pour entretenir une heureuse mélancolie...
Poésie viens à moi. Ma Muse. Ma Venus. Je suis ton Hermès. Prends moi par le bras, je te guiderai entre les étoiles!
J'ai envie de magie, d'amour et de folie douce... pour entretenir une heureuse mélancolie...
Poésie viens à moi. Ma Muse. Ma Venus. Je suis ton Hermès. Prends moi par le bras, je te guiderai entre les étoiles!
vendredi 23 octobre 2009
Temps qui roule n'amasse pas mousse...

J'ai le vert tout enfoui, aux tréfonds des sous-sols de mon inconscient mis sous clé dans un coffre de fer. J'ai la nostalgie qui point le bout de son nez humide, le sentiment de perte qui s'écoule dans le goulot de ma mémoire instinctive, au fur et à mesure que les heures s'égrènent à la montre qui rythme mes journées sordides. Le froid qui endort tout paralyse les flammes de ma confiance, le souvenir des ères insouciantes d'un âge d'or que je n'ai jamais vraiment connu mais que je sens blotti aux racines de mon existence, tel un bulbe floral que la terre gelée retient -peut-être - pour l'éternité. Est-ce la trace de ce passé inconnu, inconscient, qui me rend si nostalgique? Comment regretter ce qui ne fut jamais, à moins que le désir qui mobilise ce monde soit une force telle qu'elle dépasse les temps et déploie ses ailes dans un futur qui n'est que celui de la nuit primordiale?
J'ai la rage d'avoir perdu ce que je n'ai jamais eu, j'ai une haine sourde contre la société qui m'entoure et les règles qui m'empêche de sortir de terre, un regret contenu qui explose en colère de vivre privé des membres qui faisaient la richesse de l'oubli... Je me sens Telebinu à l'approche de l'hiver, furieux contre les dieux, furieux contre les hommes, prêt à tout envoyer promener pour s'endormir et -peut-être - ne jamais se réveiller. Cela passera, quand la déesse repassera, celle qui m'ouvre ses bras en m'ouvrant au monde, comme plus neuf à chaque fois. Mais voilà, j'ai bien choisi ce pseudo, la peur et l'angoisse, qui engendrent cette colère boudeuse, se manifestent chaque fois, quand l'environnement m'écrase, quand le temps me presse et m'éloigne des instants de bonheur pour m'approcher plus encore de ceux du regret...
Endors-toi, Telebinu, endors-toi...
J'ai la rage d'avoir perdu ce que je n'ai jamais eu, j'ai une haine sourde contre la société qui m'entoure et les règles qui m'empêche de sortir de terre, un regret contenu qui explose en colère de vivre privé des membres qui faisaient la richesse de l'oubli... Je me sens Telebinu à l'approche de l'hiver, furieux contre les dieux, furieux contre les hommes, prêt à tout envoyer promener pour s'endormir et -peut-être - ne jamais se réveiller. Cela passera, quand la déesse repassera, celle qui m'ouvre ses bras en m'ouvrant au monde, comme plus neuf à chaque fois. Mais voilà, j'ai bien choisi ce pseudo, la peur et l'angoisse, qui engendrent cette colère boudeuse, se manifestent chaque fois, quand l'environnement m'écrase, quand le temps me presse et m'éloigne des instants de bonheur pour m'approcher plus encore de ceux du regret...
Endors-toi, Telebinu, endors-toi...
dimanche 18 octobre 2009
Pagansteam
Ou "Païen enfumé"...
... ou une esthétique, le steampunk, l'industriel métallique et vaporeux, fondu dans le végétal, la matrice naturelle, la passionnelle touche de terre et de sève qui fait du païen l'homme animal... c'est la Bête humaine au sens le plus complet, la machine reconquise par la nature, le règne du végétal et de l'animal qui prend l'humaine construction pour la dompter, l'enlacer, la reconquérir...
C'est un style, c'est celui qui me plaît. Je n'aime le steampunk que pour ça, cette reconquête de l'univers industriel dans l'alternative, et j'aime par dessus tout le style païen, à la fois retour aux sources historiques des cultures humaines et des origines naturelles, de la vie et de sa pulsation aquatique, sébique, sanguine, ou calorique. Le second prend l'alternative à bras le corps, je le vois s'emparer de l'industriel humain, qui a tant contribué à perdre le sens de la nature humaine ou universelle, et l'entrelac du lierre autour des rouages de fer me paraît faire l'alchimie qui transmute le froid de la mécanique scientiste et économiste en une renaissance de la loi physique et la chaleur de la vie telle que les dieux du monde nous l'impulsent...
Waou, j'me sens l'âme transmuée! Voici quelques images d'un cadeau que m'a offert Belle pour mon anniversaire et dans lequel elle a réalisé une mutation pagansteam : j'aime cette boîte, ma Pandore, mon lichnon, la boîte à mystères de mes sacrae.
... ou une esthétique, le steampunk, l'industriel métallique et vaporeux, fondu dans le végétal, la matrice naturelle, la passionnelle touche de terre et de sève qui fait du païen l'homme animal... c'est la Bête humaine au sens le plus complet, la machine reconquise par la nature, le règne du végétal et de l'animal qui prend l'humaine construction pour la dompter, l'enlacer, la reconquérir...
C'est un style, c'est celui qui me plaît. Je n'aime le steampunk que pour ça, cette reconquête de l'univers industriel dans l'alternative, et j'aime par dessus tout le style païen, à la fois retour aux sources historiques des cultures humaines et des origines naturelles, de la vie et de sa pulsation aquatique, sébique, sanguine, ou calorique. Le second prend l'alternative à bras le corps, je le vois s'emparer de l'industriel humain, qui a tant contribué à perdre le sens de la nature humaine ou universelle, et l'entrelac du lierre autour des rouages de fer me paraît faire l'alchimie qui transmute le froid de la mécanique scientiste et économiste en une renaissance de la loi physique et la chaleur de la vie telle que les dieux du monde nous l'impulsent...
Waou, j'me sens l'âme transmuée! Voici quelques images d'un cadeau que m'a offert Belle pour mon anniversaire et dans lequel elle a réalisé une mutation pagansteam : j'aime cette boîte, ma Pandore, mon lichnon, la boîte à mystères de mes sacrae.
samedi 17 octobre 2009
Les besoins

J'ai besoin de temps, j'ai besoin de toi, j'ai besoin d'argent, j'ai besoin de savoir, j'ai besoin de toi, j'ai besoin de foi, j'ai besoin de dormir, j'ai besoin d'y croire, j'ai besoin de toi, j'ai besoin de changer, j'ai besoin de comprendre, j'ai besoin d'exister, j'ai besoin de toi, j'ai besoin d'amis, j'ai besoin de m'amuser, j'ai besoin de déconner, j'ai besoin de toi, j'ai besoin de nature, j'ai besoin de rester éveiller, j'ai besoin de toi...
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